Portrait de Stéphanie Grimault, Technicienne qualité en mécano-soudure chez Manitou Group

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L’INDUSTRIE COMME NOUVEAU DEPART : OSER SA RECONVERSION POUR TROUVER SA PLACE

L’industrie évolue grâce à des femmes qui osent changer de vie et briser les stéréotypes. Stéphanie Grimault en est l’exemple parfait. Après plus de quinze ans dans la grande distribution, elle a décidé de tout quitter pour se former à la soudure et s’ouvrir les portes d’un secteur exigeant mais porteur. Aujourd’hui, elle exerce comme Technicienne qualité en mécano-soudure chez Manitou Group, un poste où rigueur, précision et sens de l’organisation sont indispensables.

 

 

Rencontre avec une professionnelle qui prouve qu’il n’est jamais trop tard pour se réinventer et trouver sa place dans l’industrie.

Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous parler de votre poste actuel ?
Stéphanie Grimault : Je suis technicienne qualité en mécano-soudure chez Manitou Group. Mon rôle consiste à gérer les non-conformités sur mon secteur (peinture et soudure). Lorsqu’un défaut est détecté sur une pièce, j’analyse la cause et mets en place des actions correctives pour qu’il ne se reproduise pas. J’alterne entre le terrain, où j’observe, contrôle et échange avec les équipes, et le bureau, où je formalise mes analyses. J’ai également de nombreux contacts avec nos fournisseurs, un aspect que j’apprécie particulièrement. Nous sommes trois techniciens qualité en mécano-soudure et travaillons en étroite collaboration avec une dizaine de contrôleurs : une petite équipe, mais très soudée.

 

Comment êtes-vous arrivée à ce poste ?
S.G. : Mon parcours dans l’industrie résulte d’une reconversion. J’ai travaillé près de quinze ans dans la grande distribution comme responsable de rayon, un métier que j’aimais mais qui ne me permettait plus de concilier vie professionnelle et personnelle. J’ai alors choisi de me réorienter : attirée par le travail manuel, j’ai suivi une formation en soudure. Cela m’a permis d’intégrer Manitou Group en production, où j’ai travaillé deux ans et demi avant d’évoluer vers la qualité. Ce poste m’a redonné des responsabilités, tout en restant proche du terrain.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre l’industrie ?
S.G. : J’aime créer de mes mains. À la maison, je bricole beaucoup, et la soudure m’a tout de suite attirée. C’est gratifiant de partir de rien et de fabriquer quelque chose de solide et utile. L’autre facteur important, c’est que l’industrie me permet d’avoir des horaires fixes et mes week-ends libres. Quand on a travaillé longtemps dans le commerce, c’est un vrai changement.

 

Quels défis avez-vous rencontrés ?
S.G. : Quand on arrive dans un environnement majoritairement masculin, il faut parfois redoubler d’efforts pour prouver qu’on est à sa place. Avoir été en production avant m’a beaucoup aidée, car cela m’a donné une crédibilité immédiate auprès de mes collègues. Ils savent que je comprends leur réalité et leurs contraintes. Et puis, je pars du principe que moins on se focalise sur le fait d’être une femme, mieux ça se passe. Je me concentre sur mon travail et, à force, on gagne le respect de tous.

Quel est votre plus grand motif de fierté ?

S.G. : Être arrivée là où je suis aujourd’hui. J’ai changé de domaine, appris un métier totalement nouveau et réussi à évoluer rapidement vers un poste de support. Ce n’était pas évident, surtout en partant de zéro, mais j’ai osé, et ça a payé. Je suis fière d’avoir su me lancer ce défi et d’avoir prouvé, à moi-même et aux autres, que c’était possible.

 

Quels stéréotypes persistent selon vous concernant les femmes dans l’industrie ?

S.G. : La force physique reste un stéréotype tenace : beaucoup pensent qu’une femme ne pourra pas manipuler certaines pièces ou machines. Pourtant, aujourd’hui, nous avons des équipements qui facilitent le travail, et nous travaillons souvent en complémentarité.

 

Comment décririez-vous votre expérience dans l’industrie ?

S.G. : Très positive. Je n’ai pas eu à affronter de véritables obstacles liés à mon genre. Bien sûr, il y a parfois des a priori, mais j’ai appris à les dépasser. L’important, c’est de montrer qu’on sait de quoi on parle et de ne pas hésiter à aller sur le terrain. Quand on prouve par l’action qu’on est aussi capable qu’un collègue masculin, les préjugés tombent d’eux-mêmes.

 

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui hésitent à franchir le pas ?

S.G. : Osez ! Il ne faut pas se mettre de barrières. Ce sont souvent de fausses limites qu’on s’impose soi-même. Si on a envie d’apprendre, de se lancer un défi, il faut foncer..

 


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